Parcours des nichoirs

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Parcours des nichoirs

Le Parcours des nichoirs compte 115 nichoirs s’adressant à 11 espèces d’oiseaux et 23 bornes d'identification

Suivant le résultat des votes compilés dans le cadre du budget participatif 2021, dont le vote s’est tenu en 2020, la Ville a débuté l’installation des nichoirs sur l’ensemble du territoire.

Au total, 115 nichoirs, s’adressant à 14 espèces d’oiseaux, seront installés. 

23 bornes d’identification avec code QR seront également installées pour permettre à la population d’en apprendre davantage sur les oiseaux et leur univers.

Démarche

Un ornithologue et une biologiste de Nature-Action Québec ont fait des visites de terrain au mois de mai 2021 afin de faire l’inventaire des oiseaux présents, ainsi que des sites propices à la présence de certaines espèces d’oiseaux sur le territoire de la ville.

nichoirs

Les espèces que vous pouvez observer à Carignan

*Les photos suivantes sont gracieusement offertes par les photographes amateurs du Club d’ornithologie du Haut-Richelieu.

**Les textes proviennent quant à eux de la Macaulay Library du Cornell Lab of Ornithology.

Balbuzard pêcheur

Le Balbuzard pêcheur est un grand et magnifique oiseau de proie que l’on retrouve partout à travers le monde, à l’exception des régions arctiques où les plans d’eau restent trop longtemps gelés. En effet, à l’instar du Pygargue à tête blanche, le Balbuzard pêcheur se nourrit lui aussi de poisson. Ce rapace arbore une poitrine blanche légèrement tachetée et des ailes d’un brun foncé. Sa tête, de couleur blanche, est traversée d’une bande noire au niveau de l’œil. La femelle est plus grosse que le mâle et porte davantage de marbrures sur sa poitrine. Le balbuzard vit à proximité des grandes étendues d’eau douce, mais également près des étendues d’eau salée. Les individus vivant plus au nord nichent près d’un cours d’eau vive qui ne gèlera que plus tard en saison, leur permettant ainsi l’accès au poisson. Le Balbuzard pêcheur plonge du haut des airs, les ailes entrouvertes et les serres braquées vers l’avant pour disparaître sous la surface de l’eau dans une impressionnante éclaboussure. Il n’attrape cependant que les poissons qui se trouvent près de la surface, puisqu’il lui est impossible de plonger très profondément. Ce spectacle est néanmoins époustouflant!

Crédit sonore : Robert Goff

Fait cocasse : La plante des pattes du Balbuzard pêcheur est recouverte de petits renflements composés d’épines appelées spicules qui lui donnent une excellente prise sur le poisson. De plus, le doigt externe est très mobile et peut donc être placé vers l’arrière, à côté du pouce, ce qui rend la prise de ses proies très efficace.

Buse à épaulettes

La Buse à épaulettes possède une poitrine rousse et a le dos brun foncé. Sa queue est ornée de larges bandes noires entrecoupées de trois ou quatre rayures blanches. Les principales menaces auxquelles la Buse à épaulettes fait face comprennent la destruction, la fragmentation et la dégradation des forêts utilisées pour la nidification, mais également des milieux humides servant à l’alimentation. On a noté dans les dernières années une stabilité ou une croissance de ses populations, selon la région, mais son habitat continue d’être morcelé et perturbé par le développement urbain et agricole. Cette buse fréquente surtout les forêts situées près d’un cours d’eau, d’un marécage ou d’une clairière, des endroits parfaits pour la chasse. La Buse à épaulettes se nourrit surtout de reptiles, mais apprécie également les amphibiens, rongeurs, oiseaux et même parfois des animaux morts, lorsque les proies se font plus rares. Comme la plupart des oiseaux de proie, la Buse à épaulettes est une espèce d’intérêt. En effet, celle-ci étant très sélective dans le choix de son habitat, elle est une excellente indicatrice de la qualité d’un milieu naturel.

Crédit sonore : Thomas Wood

Fait cocasse : Même si cette buse porte le nom de « Buse à épaulettes », la marque de couleur rousse qu’elle porte sur l’épaule n’est habituellement pas visible pour les observateurs et ne peut donc pas servir à l’identifier. On la reconnaît surtout à son cri strident, parfois imité par les geais bleus.

Canard branchu

Le Canard branchu est considéré comme le plus beau canard d’Amérique du Nord, voir même du monde entier par de nombreux ornithologues et chasseurs ! Comme chez les autres canards, on dénote un dimorphisme sexuel chez le mâle et la femelle. Le mâle a la tête verte ornée de lignes blanches et couronnée par une huppe pointée vers le bas. Ses yeux et son bec sont rouges, sa gorge est blanche, son dos est d’un noir bleuté métallique et sa poitrine est marron, grivelée de blanc. Quant à la femelle, plus discrète, elle arbore une tête grise couronnée d’une huppe, plus petite que celle du mâle, pointée vers le bas et ornée de reflets verts ou pourpres. Le tour de ses yeux est blanc, son corps est gris tacheté et ses ailes sont marquées d’un miroir bleu bordé d’un trait blanc. Le Canard branchu, qui fait partie de la catégorie des canards arboricoles, affectionne les endroits boisés avec des milieux humides peu profonds, où les arbres sont âgés et dans lesquels il peut trouver des cavités pour y établir son nid. Le régime alimentaire de cette espèce est constitué à 90 % de végétaux. Cependant, pour assurer leur bon développement, les petits ont besoin d’un régime très riche en protéines. Ainsi, au cours de leurs premières semaines de vie, ils se nourrissent de libellules, autres insectes et araignées.

Crédit sonore : Chris Chappell

Fait cocasse : Les nichoirs à Canard branchu doivent de préférence être installés en paires, car les canetons femelles de l’année précédente suivent leurs parents. Âgées d’un an, elles sont maintenant sexuellement matures, mais pas assez mûres pour prendre bien soin de leurs petits. Les bébés seront donc élevés avec leurs oncles et tantes par leur grand-mère! C’est pour cette raison que l’on observe souvent une canne suivie par une impressionnante ribambelle de canetons!

Chouette rayée

La Chouette rayée est la plus commune des chouettes au Québec, mais il est assez difficile de l’apercevoir, puisqu’elle est nocturne. C’est surtout grâce à son hululement particulier que l’on remarque sa présence. Comme son nom l’indique, le plumage de cette chouette est rayé. Sa poitrine ainsi que son dos et ses ailes sont recouverts de rayures horizontales brunes, tandis que les zébrures qui parsèment le ventre sont verticales. La Chouette rayée arbore une grosse tête ronde et dépourvue d’aigrettes, caractéristique qui différencie les chouettes des hiboux. Ses grands yeux, bordés par deux disques faciaux bien distincts, sont complètement noirs, ce qui lui donne un air sombre et sinistre. Elle vit dans les forêts matures, mixtes ou feuillues, au couvert forestier très dense et à proximité d’un milieu ouvert pour chasser. Son alimentation se constitue surtout de campagnols et autres petits rongeurs, mais elle se nourrit également d’oiseaux, de reptiles ou d’amphibiens, selon la disponibilité des proies. Elle recherche les cavités naturelles et a besoin de gros arbres pour se cacher et faire son nid. La Chouette rayée est très sensible aux activités humaines et a beaucoup souffert des coupes forestières intensives qui ont détruit son habitat. Sa présence témoigne donc de la qualité d’un milieu naturel. Tendez l’oreille !

Crédit sonore : Kathleen MacAulay

Fait cocasse : Les oiseaux de proie nocturnes sont souvent très difficiles à observer, mais il est possible que les boulettes de régurgitation tombées au pied des arbres trahissent leur présence. Si plusieurs boulettes sont retrouvées au pied du même arbre, il s’agit probablement de l’arbre de prédilection de l’un de ces rapaces qui y a fait son nid, ou qui l’utilise fréquemment pour se reposer.

Crécerelle d’Amérique

La Crécerelle d’Amérique est le plus petit faucon du Québec. Comme chez les autres faucons, elle arbore deux taches noires verticales sous les yeux. La femelle, différente du mâle, a les ailes et le dos complètement roux et tachetés de noir. Sa poitrine porte de fines rayures foncées. Quant au mâle, ses ailes sont d’un bleu ardoisé et le dos est brun rougeâtre parsemé de points noirs. La queue du mâle n’a qu’une seule bande noire à son extrémité, tandis que celle de la femelle porte plusieurs petites bandes noires. On observe habituellement la Crécerelle d’Amérique dans les milieux ouverts, comme les friches et les prairies. Elle peut nicher dans les cavités naturelles des grands arbres ou des chicots, les cavités abandonnées par d’autres oiseaux ou les corniches de falaises. Cependant, on peut aussi l’apercevoir en milieu urbain, où elle niche sur les bordures de toits, sous les ponts, etc. La Crécerelle d’Amérique est carnivore et se nourrit de petits rongeurs, d’oiseaux et d’insectes de bonne taille. Elle possède une petite encoche sur le bec, propre aux Falconidés, qui est très utile pour tuer et déchiqueter ses proies.

Crédit sonore : Skiler Bol

Fait cocasse : La Crécerelle d’Amérique est l’un des rares oiseaux capables de voler sur place. Son vol stationnaire est très caractéristique et lui permet de mieux repérer ses proies, on le surnomme « le vol du Saint-Esprit ».

Hirondelle bicolore

L’Hirondelle bicolore, la première qui arrive dans notre région le printemps venu, est la plus connue de nos hirondelles. Son plumage est d’un bleu vert iridescent, sa poitrine est blanche et son bec est noir. Les femelles sont plus vertes et leurs plumes moins chatoyantes que celles des mâles. Le chant de l’Hirondelle bicolore est un gazouillis doux et mélodieux qui la rend des plus charmante. Cette espèce est très sociable et ne craint pas la présence de l’homme. Elle est sans doute l’oiseau le plus facile à attirer chez soi. L’Hirondelle bicolore vit dans les prés, les milieux ouverts adossés à un boisé, les milieux humides ou même les parcs. Elle construit son nid dans des arbres arborant des cavités ou dans des nichoirs fabriqués par l’homme. Cette espèce niche habituellement à proximité d’un plan d’eau, qui favorise la prolifération des insectes dont elle se nourrit. Quelques plantes et graines font également partie de l’alimentation de l’Hirondelle bicolore lorsque ses proies habituelles se cachent en raison du mauvais temps. Cette alimentation diversifiée lui permet de passer l’hiver à de plus hautes altitudes, contrairement aux autres espèces d’hirondelles qui se nourrissent seulement d’insectes volants. Lorsqu’on lui fait bon accueil, l’Hirondelle bicolore revient au même nichoir d’une année à l’autre.

Crédit sonore : Lucas Schrader

Fait cocasse : Le couple d’Hirondelles bicolores effectue un ménage quotidien de son nid. En effet, le mâle et la femelle transportent les sacs fécaux des oisillons hors du nid pour en assurer la propreté. Ils les transportent assez loin afin d’éviter que les déjections à proximité ne révèlent la présence du nid aux prédateurs.

Hirondelle noire

L’Hirondelle noire est la plus grande hirondelle du Québec et de l’Amérique du Nord. Le mâle et la femelle de cette espèce sont d’apparence différente, c’est ce qu’on appelle « dimorphisme sexuel ». Le ventre de la femelle est clair et sa nuque est d’un gris brunâtre, tandis que le mâle est la seule espèce d’hirondelle nord-américaine à avoir le ventre foncé. Tous deux ont le dos noir bleuté et nacré. L’Hirondelle noire se nourrit exclusivement d’insectes volants et d’araignées qu’elle chasse en vol. Elle chasse ses proies aux alentours de son nichoir, au-dessus des plans d’eau et dans les terrains dégagés regorgeant d’insectes. Les populations d’Hirondelles noires ont drastiquement diminué dans les dernières années. On aurait noté une chute des populations de 36 % au Canada et de 95 % au Québec entre 1970 et 2017 d’après le Relevé des oiseaux nicheurs. Le déclin des populations d’Hirondelles noires peut s’expliquer, entre autres, par la perte d’habitats, la diminution de la disponibilité d’insectes et la compétition interspécifique, c’est-à-dire la concurrence entre deux espèces différentes pour la même ressource. Jadis, l’espèce nichait dans les arbres creux, les cavités de pics et le creux des falaises, mais ces habitats se sont raréfiés avec le temps. Cette hirondelle est une espèce coloniale, c’est-à-dire qu’elle niche en groupe. Elle vit dans des nichoirs pouvant accueillir plusieurs dizaines de couples. Aujourd’hui, l’Hirondelle noire dépend presque entièrement des nichoirs à compartiments multiples installés par l’homme. L’installation de nichoirs adéquats et bien entretenus peut donc grandement contribuer à leur rétablissement!

Crédit sonore : Peter Kondrashov

Fait cocasse : Cette hirondelle ingère parfois de petites quantités de gravier pour l’aider à digérer l’exosquelette des insectes qu’elle ingurgite, un peu comme le font les poules!

Merle bleu de l’Est

Le Merle bleu de l’Est est un oiseau magnifique à la tête et au dos azurés. Sa poitrine est de couleur cannelle et son bas ventre est blanc. La robe de la femelle est semblable, mais plus terne. Le merle bleu fréquente divers milieux ouverts, tels les pâturages, champs en friche, vergers, jardins et prés où il peut trouver des cavités pour nicher et des perchoirs pour la chasse. Se nourrissant surtout d’insectes terrestres, comme des criquets, des grillons et des coléoptères, cette espèce a besoin de perchoirs pour faire le guet et capturer ses proies. Au moment de la reproduction, le mâle batifole dans le ciel pour faire la cour à la femelle. Au bout d’un moment, les unions se tissent et la femelle pondra quatre ou cinq œufs qu’elle couvera seule, pendant que son compagnon la nourrit. L’humain a participé au déclin des populations de Merle bleu de l’Est en coupant les arbres propices à la nidification et en remplaçant les clôtures de cèdre, aussi propices à la nidification, par des clôtures métalliques. À noter également que l’utilisation de pesticides entraîne le déclin des populations d’insectes dont se nourrissent les oiseaux champêtres. Pareillement, les oiseaux peuvent tomber malades suite à l’ingestion de proies contaminées.

Crédit sonore : Andrew Gafford

Fait cocasse : Au printemps, les mâles arrivent ici plus tôt afin de repérer et s’approprier le meilleur territoire en vue de courtiser les femelles. Celles-ci viennent ensuite rejoindre les mâles quelques jours plus tard pour assister au spectacle et choisir un prétendant.

Mésange à tête noire

La Mésange à tête noire, petit passereau très familier de nos forêts et de nos villes, est l’oiseau le plus répandu au Canada. Elle a le dos gris verdâtre, la poitrine blanche, les flancs beiges à brun clair et sa queue, d’un gris foncé, est très longue. Cette mésange porte une calotte noire qui lui recouvre la tête du bec jusqu’à la nuque. Elle a les joues blanches et une tache triangulaire noire sur la gorge. Les mésanges n’ont pas besoin de migrer, comme plusieurs autres oiseaux qui sont eux aussi bien adaptés à nos hivers. La Mésange à tête noire débarrasse les forêts des insectes nuisibles, qui constituent sa principale source d’alimentation. Du lever au coucher du soleil, les mésanges passent presque toute la journée en quête de nourriture. Lorsque celle-ci est abondante, notamment au cours de l’été et à l’automne, la mésange fait des provisions. Elle cache son butin avec grand soin sous l’écorce des arbres ou dans du lichen. Elle peut cacher une centaine de morceaux de nourriture en une seule journée. Les mésanges peuvent se souvenir de l’endroit où elles ont caché des réserves durant 28 jours au moins ! On retrouve la Mésange à tête noire dans presque tous les types d’habitats, des forêts feuillues ou mixtes aux parcs urbains. Elle vit en petits groupes, sauf au cours de la période de reproduction. Pour nicher, la mésange a besoin de bois pourri, puisqu’elle creuse elle-même son nid.

Crédit sonore : Steven Mlodinow

Fait cocasse : Les mésanges établissent entre elles une sorte de hiérarchie selon laquelle chaque oiseau occupe un rang, basé sur son niveau d’agressivité. Tous les oiseaux d’un groupe sont soumis au plus agressif et l’individu le moins bagarreur est soumis à tous les autres. Généralement, les mâles dominent les femelles et les adultes dominent les juvéniles. Les chefs obtiennent la meilleure nourriture, les endroits les plus sûrs contre les prédateurs, etc. Le mâle dominant s’accouple habituellement avec une femelle dominante. Les individus dominants survivent évidemment plus longtemps, mais ont aussi plus de petits qui survivent.

Petit-Duc maculé de forme rousse

Le Petit-Duc maculé est le plus petit des hiboux du Québec. Sa petite taille et ses grandes aigrettes sont des caractéristiques très distinctives. Son plumage imite à merveille l’écorce des arbres, ce qui lui permet de passer inaperçu lorsqu’il est perché sur une branche. Il existe trois différentes formes de coloration chez le Petit-Duc maculé : la forme grise, la forme rousse et une forme plus rare, brun chocolat. Le Petit-Duc est strictement nocturne et habite les forêts éclaircies, les vergers, les parcs et boisés à proximité des villes et des banlieues. Il construit son nid dans les cavités des arbres, dans les trous de pic ou encore dans les nichoirs mis à sa disposition par l’homme. Ce petit hibou est opportuniste, c’est-à-dire qu’il peut se nourrir de n’importe quel type de proie qui abonde dans son environnement. Son alimentation particulièrement variée se compose donc de rongeurs, d’insectes, d’oiseaux, d’amphibiens, de reptiles, occasionnellement de poissons et parfois même de chauve-souris ! Les populations du Petit-Duc maculé sont menacées par la destruction de son habitat et des grands arbres propices à sa nidification. L’utilisation de pesticides dans les vergers et autres cultures semble également contribuer au déclin de l’espèce.

Crédit sonore : Jonathan Irons

Fait cocasse : Lorsque le Petit-Duc maculé se repose, camouflé sur une branche ou dans l’anfractuosité d’un tronc d’arbre, il pense même à plisser ses grands yeux jaunes pour les cacher aux intrus qui passent près de lui. Un virtuose dans l’art du déguisement!

Pic mineur

Le Pic mineur est la plus petite espèce de pic au Canada. Il fréquente divers types de milieux boisés, des forêts mixtes au nord aux forêts à dominance feuillue plus au sud. Il affectionne aussi les lisières de forêts, les vergers et même les parcs et les quartiers urbains. Son plumage est noir et blanc et une large bande blanche lui parcoure le milieu du dos, des épaules au croupion. Sa poitrine et ses flancs sont blancs et ses ailes noires sont constellées de petits points blancs. Le Pic mineur porte une calotte noire bordée par deux bandes blanches. Une bande noire traverse ses yeux et son cou et ses joues sont marquées d’autres lignes noires et blanches. Le mâle et la femelle de cette espèce sont sensiblement de la même taille, mais le mâle se différencie grâce à la petite tache rouge qu’il porte à l’arrière de la tête. Comme la plupart des pics, il est un agile grimpeur. Ses courtes pattes, munies de deux doigts orientés vers l’avant et deux vers l’arrière, lui permettent de s’agripper solidement aux arbres lorsqu’il creuse son nid ou chasse des insectes. Pour grimper, il s’appuie sur les rectrices rigides et pointues de sa queue. Les pics possèdent une longue langue munie de poils et recouverte d’une substance gluante, qui en fait un outil efficace pour capturer les insectes donc il se nourrit. En saison, le Pic mineur consomme de petits fruits sauvages.

Crédit sonore : Teresa Dolman

Fait cocasse : Les pics ont en commun plusieurs particularités anatomiques qui les distinguent des autres oiseaux, la plupart reliées à leur capacité de percer des trous dans le bois. En effet, le piquage des arbres génère une grande force sur le cerveau du pic, environ 10 fois supérieure à celle qui provoquerait une commotion cérébrale chez l’humain ! Les pics possèdent une structure osseuse soutenue par la langue qui commence dans la bouche, s’enroule autour du crâne et s’attache entre les yeux. Cette structure, qu’on appelle l’hyoïde, agit comme une ceinture de sécurité et protège le cerveau des chocs. Leur bec droit est puissant et constitué d’un os massif, recouvert d’une large membrane très dure au niveau des narines pour répartir la force des coups donnés. Les narines sont également recouvertes de petites plumes pour empêcher les particules de bois d’y entrer.

Pygargue à tête blanche

Le Pygargue à tête blanche, considéré vulnérable au Québec, se reconnaît facilement grâce à son superbe plumage. La tête et la queue sont de coloration blanche, tandis que le reste du corps est brun. Son bec et ses impressionnantes pattes munies de serres sont jaunes. Ce n’est qu’à l’âge de quatre ou cinq ans que le pygargue atteint cette coloration distinctive.

Ce majestueux rapace est le plus gros oiseau de proie au Canada. Il habite les lacs, les rivières, les côtes et les estuaires. Certains pygargues forment des couples pour toute la vie. D’une année à l’autre, le Pygargue à tête blanche construit presque toujours son nouveau nid par-dessus l’ancien. Au fil du temps, le nid peut atteindre une dimension impressionnante de quatre à six mètres de hauteur et peser jusqu’à trois tonnes!

Au Québec, la plus grande concentration de Pygargues à tête blanche se trouve sur l’île d’Anticosti. La vue du pygargue est trois à quatre fois plus perçante que celle des humains, ce qui lui est fort utile lorsqu’il chasse. Comme cet oiseau de proie se nourrit principalement de poisson, il est normal qu’on l’observe à proximité des plans d’eau. Ouvrez l’œil!

Crédit sonore : Anthony Gliozzo

Fait cocasse : On a déjà retrouvé un nid de Pygargue à tête blanche utilisé sur une période de plus de 50 ans par des couples de pygargues de différentes générations!

Sittelle à poitrine blanche

La Sittelle à poitrine blanche et un mignon petit oiseau qu’il est facile d’observer lors d’une promenade en forêt. Son dos est gris bleuté métallique, rayé de noir sur les ailes et la queue. Elle arbore un collier noir, qui sépare le dos du cou. Son bec est gris, long et fort, et on remarque des taches rousses sur la partie entre le ventre et le dessous de la queue. La femelle est semblable, à l’exception de sa calotte qui est plutôt grise et non noire. Les longs doigts de la sittelle lui permettent de marcher dans tous les sens sur le tronc des arbres pour trouver sa nourriture. La Sittelle à poitrine blanche est aussi facile à repérer à l’oreille, car c’est un oiseau plutôt tapageur. Elle émet souvent de petits cris répétés de sa voix nasillarde. Cette sittelle est exclusivement insectivore et consomme une grande gamme d’arthropodes, mais en hiver son alimentation est principalement composée de graines. Elle fréquente les forêts feuillues et mixtes parvenues à une certaine maturité, où elle recherche des cavités dans les arbres pour y faire son nid. On la retrouve aussi dans les boisés de ferme ainsi que les vergers et les arbres d’ornement des secteurs résidentiels. Elle est sensible à la fragmentation de son habitat et l’exploitation forestière lui est néfaste.

Crédit sonore : Suzanne Filteau

Fait cocasse : On voit souvent la Sittelle à poitrine blanche la tête en bas, colimaçonnant autour des troncs et des branches pour trouver sa nourriture. Cette technique lui permet de mieux débusquer les insectes qui se cachent sous l’écorce !

Troglodyte familier

Le Troglodyte familier est un petit passereau qui vit seul, en couple, ou en petit groupe familial. Ce troglodyte est peu sélectif dans le choix de son type d’habitat. Il apprécie les boisés clairsemés et les bosquets arbustifs, mais on le retrouve aussi souvent en milieu urbain, près des habitations. C’est le mâle qui choisit l’emplacement où sera fait le nid, soit dans le creux d’un arbre, sur le sol ou sous la corniche d’un toit, par exemple. Il commence la construction de celui-ci avec de petites branches, et c’est la femelle qui la termine avec des plumes, de la mousse et des poils pour le rendre plus douillet. Au moment de la couvaison, le mâle monte la garde de façon très agressive. Même s’il est très petit, il n’hésitera pas à s’attaquer à un oiseau plus gros que lui ! Le Troglodyte familier est un chasseur infatigable qui patrouille sans arrêt à la recherche d’insectes, d’araignées et d’escargots, qui constituent son alimentation. Les troglodytes mâles et femelles sont identiques. Les plumes de la tête et du dos peuvent varier du brun grisâtre au brun roux. La tête porte un sourcil blafard et un cercle oculaire pâle. Les ailes et la queue sont plus foncées que le dos et sont marbrées de marron. La queue est courte et toujours dressée, lui donnant constamment un air joyeux. Le ventre du troglodyte peut être de couleur beige à gris pâle à blanc.

Crédit sonore : Joshua Brown

Fait cocasse : Le Troglodyte familier est extrêmement territorial. Quand la population est élevée, il arrive que les mâles perforent les œufs ou tuent les jeunes de ses compétiteurs, qu’ils soient de la même espèce ou non ! Il arrive aussi parfois que le troglodyte chasse des oiseaux d’autres espèces lorsqu’il convoite la même cavité de nidification.

Les nichoirs

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