Notre campagne, un milieu de vie à partager

Notre campagne, un milieu de vie à partager

21 Juil 2021

Campagne de sensibilisation à la cohabitation harmonieuse en zone agricole

L’eau est essentielle à la vie et indispensable à l’agriculture. Acteurs de premier plan, les producteurs agricoles mettent donc en place des techniques pour limiter le gaspillage et l’impact de leurs activités. L’UPA de la Montérégie, 13 MRC et l’agglomération de Longueuil souhaitent informer la population sur les efforts qui sont prodigués par les agriculteurs afin de protéger cette ressource. Cette initiative est issue de la campagne de sensibilisation à la cohabitation harmonieuse en zone agricole qui a été lancée grâce au soutien financier du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).

Le thème de l’eau

Utilisatrices d’eau, les entreprises agricoles développent des pratiques respectueuses de cette ressource essentielle, par exemple en arrosant au pied des plants ou en utilisant des systèmes d’irrigation performants. La préservation de l’apport en eau est essentielle pour l’avenir des activités agricoles. La protection des milieux aquatiques est également une priorité pour les agricultrices et les agriculteurs. Une attention particulière est portée à l’érosion.

Pour éviter que l’eau qui ruisselle dans le champ entraîne avec elle des parties de terre, des pratiques sont adoptées pour assurer l’infiltration de l’eau dans le sol. On retrouve notamment des plantations entre le champ et le cours d’eau. Appelées bandes riveraines, ces portions de terrain non cultivées et cédées par les fermes jouent un rôle important contre l’érosion, en plus de former une zone tampon entre le champ et le plan d’eau.

De leur côté, toutes les productions d’élevage se sont dotées de structures d’entreposage étanches, à la fine pointe de la technologie, pour maitriser la gestion des engrais naturels. Finalement, des alternatives durables de lutte intégrée comme l’utilisation des prédateurs naturels des insectes diminuent considérablement l’utilisation des engrais et des pesticides.

En milieu agricole, des mesures d’atténuation efficaces sont prises par les agricultrices et les agriculteurs pour assurer une agriculture durable, de concert avec les politiques gouvernementales mises en place pour la protection, la restauration et le nettoyage des cours d’eau et des fossés drainants.

Rappelons que le projet de cohabitation harmonieuse en zone agricole est d’envergure régionale. Il a pour objectif de favoriser le vivre ensemble et le dialogue entre les producteurs agricoles et les résidents. Les différents partenaires veulent démystifier les croyances, atténuer les contrariétés et aborder les enjeux liés au travail agricole. Il est important pour les instigateurs de ce projet de faire ressortir la multifonctionnalité de la zone agricole comme lieu de vie, de travail et de loisir.

Portrait de la Montérégie agricole

Une cohabitation harmonieuse entre le monde agricole et ses voisins est un enjeu réel en Montérégie. Deuxième région administrative du Québec la plus peuplée, la Montérégie est aussi un vaste territoire où l’on retrouve le plus grand nombre d’entreprises agricoles puisqu’une entreprise agricole québécoise sur quatre y est implantée. De plus, 86 % du territoire est en zone agricole dont 60 % est cultivé ! Il n’est donc pas rare de voir surgir des conflits d’usages en lien avec la pratique de ces activités agricoles, car espace de cultures et de productions, elle est aussi un milieu de vie dont une grande partie de ses résidents ne sont pas des producteurs ou productrices agricoles. Beaucoup d’entre eux, issus d’un milieu urbain, ne connaissent même rien de cette réalité. Ce « tissage social » peut engendrer certains accrochages. Mais la Montérégie est aussi généreuse dans ce qu’elle produit que dans l’accueil qu’elle fait aux personnes qui la choisissent pour y vivre. Ses terres sont aussi riches de cultures et d’élevages que d’habitants différents, de consommateurs attentifs et généreux qui soutiennent les producteurs de leur région, et de visiteurs qui s’émerveillent de leurs découvertes agrotouristiques. Car la Montérégie, c’est tout ce monde-là qui prend le temps de se rencontrer et d’apprendre les uns des autres.

Une journée en agriculture

Quand on est producteur agricole ou éleveur, la journée commence tôt, peut-être même avant le chant du coq, et finit tard. Il y a toujours beaucoup à faire et, souvent, du travail qui ne peut pas attendre. Car au Québec, si la saison des cultures est courte, les journées et la liste des choses à faire sont longues : nourrir les animaux, faire la traite, travailler aux champs, labourer, semer, épandre les engrais, faucher, récolter, nettoyer la machinerie et les installations, veiller à l’administratif et à la comptabilité… Les agriculteurs doivent être prêts à réaliser leurs tâches habituelles mais aussi à s’adapter à ce que la nature aura décidé. Le bétail a besoin de soins quotidiens et les récoltes dépendent de la pluie, de la température, du soleil, du vent. Quand c’est le temps, c’est le temps ! Il arrive qu’il faille moissonner jusque tard dans la nuit ou se lever aux petites heures parce qu’une vache vêle. Pas le temps de souffler bien longtemps… Et ces longues journées se répètent souvent 7 jours sur 7 et toute l’année. Mais les agriculteurs et agricultrices vous diront qu’ils font le plus beau métier du monde, même s’ils courent après leur temps. Plus qu’un métier, les agriculteurs, agricultrices et éleveurs ont choisi une passion, un mode vie et une profession… de foi.

Bon coup !

La Montérégie est plus que le « garde-manger du Québec ». C’est la région où l’on peut aller directement à la rencontre des producteurs. Il n’y en a pas d’autres où l’on compte autant de kiosques à la ferme, d’endroits pour faire de l’autocueillette et d’entreprises agrotouristiques. La Montérégie abrite d’ailleurs près d’une entreprise agricole québécoise sur 4 et sa superficie représente 27 % des superficies en culture du Québec. Habiter en Montérégie est donc, déjà, un bon coup ! Vous êtes au cœur de la production agricole, qu’elle soit de grandes cultures ou maraîchère, pomicole, d’élevage, acéricole… En plus de la fierté de leur métier et de leurs produits, ce sont des exploitants conscients de la valeur des terres et de la pérennité qu’il faut garantir pour les générations futures. Cette agriculture durable n’est pas seulement de leur responsabilité, il nous incombe à tous de la soutenir et de privilégier des produits qui répondent aux valeurs qu’elle défend.

Saviez-vous que ?

  • La Montérégie couvre un vaste territoire de 11 112 km2, du fleuve Saint-Laurent jusqu’à la frontière avec les États-Unis, et comprend 14 municipalités régionales de comté (MRC), une agglomération (Longueuil) et deux réserves autochtones.
  • En raison principalement du climat doux et de la richesse des sols, l’agriculture se pratique seulement dans le Québec méridional (le sud du territoire sous le 50e parallèle).
  • Dans de nombreuses régions du Québec, le nombre de jours sans gel est trop court pour certaines cultures, comme celles du maïs-grain ou du soya.
  • Selon le profil bioalimentaire paru en novembre 2020, il y a 40 994 agriculteurs et agricultrices au Québec, répartis sur 27 823 entreprises agricoles, pour la plupart familiales, et procurant un travail à 55 400 personnes.
  • Les fermes du Québec ont une taille moyenne de 113 hectares (Source : Bioclip 2019).
  • Les producteurs agricoles québécois investissent 547 millions de dollars chaque année dans l’économie régionale de la province, et génèrent 8,5 milliards de dollars de recettes, ce qui en fait la plus importante activité du secteur primaire au Québec.
  • La Montérégie bénéficie des températures les plus chaudes au Québec et de la période sans gel la plus longue de la province. Elle connait aussi des précipitations abondantes et abrite des sols d’une grande fertilité. C’est donc une région idéale pour les cultures.
  • La Montérégie est appelée « le garde-manger du Québec » car le climat et la qualité de ses sols offre un excellent potentiel pour l’agriculture et pour la diversité des produits.
  • Environ 86 % du territoire de la Montérégie est en zone agricole et près de 60 % de cette superficie est cultivée, ce qui représente le quart des terres en culture du Québec.
  • Le quart des exploitations agricoles du Québec sont situées en Montérégie, spécialisées particulièrement en productions végétales, mais la région est aussi un chef de file dans la production de veaux, de volailles et de porcs. On retrouve d’ailleurs près de 11 000 fermes qui produisent du porc en Montérégie.
  • Au Québec, environ un emploi sur quatre en production agricole et en transformation alimentaire est localisé en Montérégie, ce qui représente 11 % des emplois de la région, soit 82 200 personnes qui travaillent dans l’industrie bioalimentaire.
  • Après Montréal, la Montérégie est la plus importante région dans le secteur de la transformation alimentaire avec 400 entreprises et 15 100 travailleurs.
  • Selon les données 2017, l’industrie bioalimentaire en Montérégie compte pour 9 % du PIB régional (c’est-à-dire 9 % de la valeur de « richesse » économique produite dans la région), soit une valeur de plus de 5 millions $. Les entreprises agricoles situées en Montérégie génèrent 30 % du produit intérieur brut agricole québécois (850 M$).
  • De nombreuses entreprises agricoles transforment elles-mêmes leur production alimentaire, principalement pour les produits de l’érable ainsi que les fruits et légumes.
  • La Montérégie est la plus grande productrice de maïs–grain (60 % de superficies cultivées) et de soya (50 % de superficies cultivées), des plantes ayant besoin de longues périodes de croissance.
  • C’est en Montérégie qu’il y a le plus de superficies dédiées aux pommes (66 %), aux vignes (57 %) et aux légumes (41 %). La région se situe également au premier rang des superficies dédiées aux petits fruits (fraises, framboises et bleuets en corymbe).
  • La présence de vastes superficies de terres noires en Montérégie favorise la production maraîchère (légumes). Ce secteur crée de deux à trois fois plus d’emplois que les secteurs conventionnels (lait, porcs, grandes cultures) et les plus importants revenus aussi.
  • Au Québec, on trouve environ 500 producteurs de haricots, maïs sucré, pois et concombres, qui sont les principaux légumes de transformation.
  • La pomme de terre est le principal légume produit au Québec, avec plus d’une centaine de variétés. Elle est bien sûr présentée sur nos tables sous différentes formes, mais elle sert aussi à la semence (les semences de pommes de terre au Québec doivent être certifiées) et… à la production de croustilles.
  • Les productions maraîchères (qui cultivent les légumes frais en plein champ) les plus importantes en superficies au Québec sont les laitues, le maïs sucré, les carottes, les oignons, les échalotes, les brocolis et les choux.
  • Au Québec, on cultive principalement en serres la tomate, le concombre, la laitue, les fines herbes et le poivron.
  • Près de 160 fermes sont certifiées biologiques en Montérégie, spécialisées en grande majorité en productions végétales (principalement céréales et oléagineux), ainsi qu’en légumes (en champs ou en serres) et en fruits (verger et petits fruits cultivés). Quelques fermes certifiées proposent des produits d’origine animale comme les œufs de poule, le lait, le veau et le poulet.
  • En Montérégie, les occasions d’aller à la rencontre des producteurs agricoles sont nombreuses. Nulle part ailleurs au Québec on ne compte autant d’entreprises agrotouristiques. On y dénombre entre autres 250 endroits pour l’autocueillette, 30 marchés publics et plus de 800 kiosques à la ferme (Source : MAPAQ).
  • Il existe 25 marchés publics et 11 marchés virtuels en Montérégie pour soutenir les 359 producteurs d’ici qui y participent. C’est sans parler des réseaux de paniers de fruits et légumes frais livrés directement de la ferme au consommateur.
  • Le milieu scolaire et scientifique dans le secteur agricole et bioalimentaire est très présent et dynamique en Montérégie. Des centres et des établissements d’enseignement secondaire, collégial et universitaire établis dans la région proposent des formations et des projets de recherches dans le domaine.
  • Entre 2014 et 2019, grâce au soutien du MAPAQ, les entreprises agricoles de la Montérégie ont planté 64 km de haies brise-vent, soit assez d’arbres et d’arbustes pour relier la ville de Longueuil à Sorel.
  • En Montérégie, la population a augmenté de 10 % en 10 ans, mais les exploitants agricoles vieillissent (la moyenne d’âge est de 52 ans). D’ici 5 ans, plus d’une ferme sur 10 (12 %) devra être vendue ou transférée, mais la majorité d’entre elles (70 %) ont déjà une relève de prévue.
  • Une exploitation agricole est une entreprise complexe, c’est pourquoi les producteurs ont recours aux services de professionnels, comme les agronomes ou les technologues en agriculture. Ces spécialistes leur fournissent des conseils techniques en production.
  • Il existe trois types d’eau : l’eau bleue, prélevée dans les cours d’eau de surface ou souterraine, qui sert à abreuver les animaux ou irriguer les cultures; l’eau verte, venant des précipitations et de l’humidité du sol, qui sert à l’arrosage naturel des plantes; et l’eau grise, qui est de l’eau usée utilisée pour le nettoyage et contenant des détergents.
  • Le climat, avec l’apport en eau et la température, ainsi que le sol, sa qualité et sa composition, doivent être judicieusement analysés pour savoir quelle plante cultiver. On ne plante pas n’importe quoi n’importe où.
  • Les plantes présentes dans une prairie servant au bétail sont choisies pour leurs caractéristiques et leur valeur nutritive afin de répondre aux besoins des animaux à qui elles sont destinées. Par exemple, une prairie destinée à nourrir des vaches sera composée différemment d’une prairie pour des chèvres ou des chevaux.
  • Pour grandir, en plus d’eau, de lumière et d’oxygène, les plantes ont besoin de nutriments. Ces éléments essentiels, comme l’azote, le phosphore et le potassium, peuvent être présents dans la terre mais sont ajoutés, entre autres, grâce aux fumiers, lisiers et engrais minéraux.
  • Pour la plante, l’azote stimule la croissance, le phosphore favorise le développement des racines et le potassium aide au développement de fleurs qui donneront un fruit.
  • Une zone agricole est un territoire réservé à l’agriculture et protégé par la loi. Le sol, l’eau et les activités agricoles y sont protégés afin d’en assurer la pérennité à long terme, c’est-à-dire de les garder en bon état le plus longtemps possible.
  • Le nombre de vers de terre que l’on retrouve dans un sol est un des indicateurs de sa santé. Si vous en avez au moins 10 dans une pelletée de terre de votre potager, c’est bon signe.
  • Les vers de terre digèrent les résidus organiques en les transformant en éléments disponibles pour les plantes. Ils nourrissent donc la terre et la rendent plus fertile. Ils aèrent et ameublissent aussi le sol en creusant leurs galeries.
  • Le ver de terre est hermaphrodite (c’est-à-dire qu’il est à la fois mâle et femelle), n’a ni œil ni oreilles ni poumons mais possède cinq « cœurs » (appelés des arcs aortiques).
  • Une cuillère à thé de terre contient plus d’organismes (vers de terre, champignons, protozoaires, nématodes, bactéries) que la planète ne compte d’habitants !
  • Pour un développement durable, on cherche le rendement optimal plutôt que maximal, c’est-à-dire que l’on met en place des techniques agricoles pour atteindre le « mieux » plutôt que le « plus » afin d’éviter d’épuiser les sols.
  • Au Québec, plus de 10 000 agriculteurs cultivent les grains, soit l’avoine, l’orge, le blé, le maïs, le soya et le canola.
  • On utilise les céréales produites au Québec principalement pour la nourriture des animaux, ensuite pour des produits de consommation humaine, pour le biocarburant ainsi que pour la fabrication d’objets, comme des cloisons sèches, du papier, des chandelles, etc.

Au sujet des partenaires

Les partenaires du projet sont : les MRC d’Acton, de Beauharnois-Salaberry, de Brome-Missisquoi, du Haut-Richelieu, du Haut-Saint-Laurent, des Jardins-de-Napierville, de La Haute-Yamaska, de Marguerite-D’Youville, des Maskoutains, de Pierre-De Saurel, de Roussillon, de Rouville et de la Vallée-du-Richelieu, l’agglomération de Longueuil, la Fédération de l’UPA de la Montérégie (FUPAM) et la Direction régionale de la Montérégie du MAPAQ. Ces organismes mettent en commun les ressources et les efforts afin de se doter de stratégies et d’outils permettant d’assurer une portée de rayonnement régionale à cette campagne de sensibilisation. Ce projet a été financé par le MAPAQ dans le cadre du programme Territoires : priorités bioalimentaires et il se poursuivra jusqu’au mois d’octobre 2021.

Source : Fédération de l’UPA de la Montérégie (FUPAM) 

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